23.03.2021

Paperjam : “Le patronat en front commun contre l’idée de Dan Kersch”

Une annonce peu claire, difficilement applicable… L’impôt sur les entreprises «gagnantes» de la crise imaginé par Dan Kersch (LSAP) laisse les chambres et fédérations professionnelles perplexes. Elles prônent, à la place, l’investissement pour relancer l’économie après le Covid-19.

Taxer les entreprises ayant le plus profité de la crise sanitaire: une bonne idée? Émise par le ministre du Travail Dan Kersch (LSAP) lors du congrès ordinaire du LSAP, elle est loin de faire l’unanimité au niveau du patronat.

«Qui sont les gagnants de la crise? Les entreprises?», s’interroge Michel Reckinger, président de l’Union des entreprises luxembourgeoises (UEL). Pour lui, ce sont surtout les particuliers qui «ne sont pas partis en vacances et ont beaucoup épargné». Il souligne également le manque de précision sur le montant de cet impôt, ou sur la manière de désigner une entreprise «gagnante». Son chiffre d’affaires? Sa rentabilité? Son secteur d’activité?

«On peut discuter de tout», dit-il. Mais difficile pour lui d’argumenter sur des propos aussi imprécis, qu’il qualifie de «populisme pur et simple». «C’est une annonce, je ne sais pas si cela vaut le coup de s’y attarder. Un parti politique de gauche qui annonce une mesure de gauche, il n’y a rien de surprenant.»

Jean-Paul Olinger , directeur de l’UEL, ajoute: «Nous voulons tous accélérer la relance économique.» Pour lui, cela passera surtout par l’investissement. Dans trois domaines en priorité: «La digitalisation, la transformation écologique et les compétences.» Pour cela, il prône des incitations, pour les entreprises, comme pour les particuliers.

(Journaliste : Mathilde Obert – Photo : Maison Moderne)

 

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