Commission européenne

Instruments en faveur de l’internationalisation des PME

 Il existe de nombreuses actions de soutien, mais elles ne sont pas pleinement cohérentes et coordonnées

La Commission européenne a recensé les principaux obstacles à l’internationalisation des petites et moyennes entreprises (PME) de l’UE et a mis en place de nombreuses mesures pour les aider à développer leurs activités sur les marchés internationaux tant au sein qu’en dehors de l’Union. Cependant, ces mesures manquent parfois de cohérence et de visibilité, et la Commission ne les coordonne pas toujours suffisamment avec les programmes des États membres. Il faut étendre la couverture, dans les pays tiers, du réseau Entreprise Europe, l’initiative phare de la Commission qui constitue un réseau de soutien pour les PME ayant des ambitions internationales. Il faut aussi assurer une plus grande continuité des activités menées dans le cadre de Startup Europe, une autre initiative, plus modeste, centrée spécifiquement sur les jeunes entreprises de haute technologie.

Pour consulter le rapport spécial et le communiqué de presse, disponibles dans 24 langues de l’UE, veuillez cliquer ici.

 

Visiter le site internet de la Cour des Comptes Européenne, en cliquant ici.

salaire

Paperjam : « Le possible impact de la hausse du salaire minimum allemand »

2.700 frontaliers allemands sont employés au salaire minimum non qualifié au Luxembourg. Avec la hausse à venir du salaire minimum dans leur pays de résidence, l’écart se réduira. Cette évolution soulève des questions concernant les éventuels effets sur le marché luxembourgeois.

L’augmentation du salaire minimum allemand inquiète les entreprises luxembourgeoises. Actuellement fixé à 9,82 euros par heure, il doit évoluer à 10,45 euros au 1er juillet, puis à 12 euros au 1er octobre. Il reste inférieur au salaire minimum luxembourgeois (16,0465 pour les travailleurs qualifiés pour leur poste, 13,37 pour ceux non qualifiés). Surtout après retenue des impôts, plus importants en Allemagne. Mais l’écart se réduit.

Prenons l’exemple d’une personne qui habite à Trèves et travaille à Luxembourg-ville. Au salaire minimum non qualifié, elle gagne 2.313,38 euros bruts, soit 1.960,37 euros net, selon Calculatrice.lu. Auxquels il faut ajouter 84 euros de crédit d’impôt à partir d’août. Mais aussi retirer au moins 200 euros de carburant, selon les calculs de ViaMichelin, si elle vient en voiture 20 jours par mois. Soit un revenu total de 1.844 euros. En Allemagne, elle aurait droit à un brut de 2.080 euros à partir d’octobre, qui donne 1.484 nets. À elle ensuite de juger si cette différence justifie de passer environ deux heures par jour dans les transports.

Une question que pourraient en tout cas se poser les 2.700 frontaliers allemands au salaire social minimum (SSM) non qualifié. 3.460 gagnent autour du SSM qualifié, selon l’Inspection générale de la Sécurité sociale (IGSS), les autres plus. Sur un total de plus de 50.000 frontaliers allemands.

Ils travaillent, pour la plupart, dans la construction (17,5%). Mais aussi dans les activités financières et d’assurance (13,6%), dans le commerce (12%), l’industrie manufacturière (11,8%), la santé (10,8%) et le transport et entreposage (9%).

 

 

Lire l’article en entier ici.

Consulter les articles de la clc dans la presse.

loi déchet

Paperjam : « Ce qu’ils pensent de la loi déchets »

Enthousiastes ou méfiants, la loi déchets votée mercredi ne les laisse en tout cas pas indifférents. Petit passage en revue des avis dans le camp de la politique, de la société, du patronat et des professionnels du tri sélectif.

De la facturation des emballages aux centres de tri en supermarchés en passant par l’introduction d’une consigne sur les boissons, la loi déchets va impacter le quotidien de l’ensemble de la population au Luxembourg.

Et qui dit changement dit évidemment réactions. Voilà un petit tour d’horizon des positions des différents acteurs concernés par ce paquet de cinq textes basé sur les stratégies gouvernementales dédiées au zéro déchet  et à l ’économie circulaire.

 

Le paquet législatif

«Le Mouvement écologique soutient l’approche du ministère qui, dans certaines dispositions, va au-delà des exigences de l’UE», indique le Mouvement écologique dans un communiqué de presse.

À l’inverse, la clc et la FLAD regrettent cet excès et auraient préféré une simple transposition des directives européennes. «Même au niveau de la coalition, nous avons entendu des critiques et doutes quant à l’efficacité des mesures ou encore par rapport au risque de la fuite du pouvoir d’achat», martèle René Grosbusch , président de l’organisation représentant 90% du commerce alimentaire au Luxembourg.

Pour le rapporteur du projet de loi, François Benoy (déi Gréng), «nous faisons un pas important pour passer de la société du tout-jetable à l’économie circulaire».

 

Les centres de recyclage en magasins

«Le centre de collecte des déchets en magasin, ce n’est pas une mauvaise idée en soi», plaide Jean Feyereisen, responsable des publications de l’ULC. «L’idée selon laquelle cela augmenterait les coûts est probable, mais cela n’a pas encore été prouvé.»

La clc, pour sa part, se montre plus critique et parle même d’une «inefficacité écologique et économique». Son directeur adjoint Claude Bizjak doute de la volonté de la clientèle à ramener au magasin des emballages qu’elle a la possibilité de jeter dans un sac Valorlux chez elle grâce au système de collecte en porte-à-porte.

«C’est un système parallèle à Valorlux dont je ne vois pas trop l’utilité», réagit Claude Turping, managing director de Valorlux . Certes le dispositif est déjà expérimenté depuis des années au Cactus d’Howald, mais il est de l’aveu même du responsable «compliqué»: «Nous estimons que la qualité du tri réalisé manuellement par des particuliers n’est pas optimale et que des machines sont plus appropriées pour distinguer par exemple différentes matières d’emballages comme l’acier de l’aluminium.» Claude Turping approuve en revanche l’idée de mettre à la disposition des clients des containers pour qu’ils se séparent – dès la sortie des caisses – des emballages excédentaires et confirme la demande des consommateurs pour ce dispositif.

 

 

Lire l’article en entier ici.

Consulter les articles de la clc dans la presse.

 

 

Lois «zéro déchets» : les critiques des acteurs du terrain

Le Quotidien « Lois «zéro déchets» : les critiques des acteurs du terrain »

Lois «zéro déchets» : les critiques des acteurs du terrain

Le caractère ambitieux, voire «visionnaire» selon déi gréng, du paquet législatif sur la gestion des déchets suscite de nombreuses critiques. Mardi, une véritable levée des boucliers a eu lieu parmi les acteurs du terrain. Tour d’horizon des principales critiques.

Artisans : «N’importe comment et à n’importe quel prix !»

Les fédérations artisanales ont demandé, en vain, «le report du paquet déchets pour permettre aux instances impliquées de trouver des solutions viables avec les entreprises (…)». Cette revendication repose sur la situation de crise actuelle, mais aussi sur le «dialogue de sourds» avec le gouvernement.

«Les fédérations artisanales se plaignent que le ministère ait refusé catégoriquement la prise en compte de leurs remarques et propositions, liées à leurs expériences pratiques, au respect du cadre réglementaire existant en matière d’hygiène alimentaire (…)», fustige un communiqué diffusé mardi soir.

Le paquet «pénaliserait» le client. «Signalons (…) que (les) différentes mesures auront comme conséquence de renchérir le prix de ces produits et exposeront les entreprises à une charge administrative encore plus importante dans un contexte déjà extrêmement tendu», poursuit l’écrit signé par la Fédération des artisans et l’association Lëtzebuerger Liewensmëttelhandwierk.

Néanmoins, l’objectif n’a «jamais été de remettre en cause la volonté du gouvernement de faire du Luxembourg un pays précurseur dans le domaine de la gestion des déchets, de la protection des ressources et de l’économie circulaire. Bien au contraire : les artisans se positionnent en acteurs incontournables, responsables et engagés de la décarbonisation du pays. Dans ce contexte, la réduction des déchets et des emballages apparaît comme un défi majeur à relever, mais pas n’importe comment ni à n’importe quel prix !»

CLC : une «extravagance qui va coûter cher»

La Confédération luxembourgeoise du commerce (CLC) est vent debout contre le paquet législatif sur la gestion des déchets. «Tandis que tous les secteurs font face à des flambées des prix sans précédent et que l’approvisionnement en matières premières devient de plus en plus compliqué, voire incertain à moyen terme, le gouvernement entend (faire) voter (…) une panoplie de mesures « vertes », qui non seulement risquent d’accroître les problèmes actuels, mais encore n’apporteront pas de plus-value écologique réelle», fustige un communiqué publié mardi.

La CLC évoque une «extravagance luxembourgeoise qui coûtera cher au consommateur final».

 

 

Texte : David Marques

Photo : Fabrizio Pizzolante

 

Lire l’article en entier ici.

Consulter les articles de la clc dans la presse.

Le "paquet déchets" vivement critiqué

RTL 5minutes « Le « paquet déchets » vivement critiqué »

« Il s’agit de mesures qui coûteront beaucoup d’argent et qui n’apporteront très probablement pas grand-chose au niveau écologique, » critique la Confédération luxembourgeois du commerce le « paquet déchets » soumis au vote des députés ce mercredi après-midi.

Il s’agit de cinq projets de loi qui concernent les emballages, les déchets, la pollution plastique et électronique et qui visent à éviter les déchets.

Tant la Confédération luxembourgeois du commerce (CLC) que la Fédération luxembourgeoise de l’Alimentation et de la Distribution critiquent fermement ces textes législatifs. Interviewé par nos collègues de RTL, le gérant de la société Grosbusch explique notamment pourquoi l’interdiction d’emballer dans du plastique des fruits et légumes frais d’un poids inférieur à 1,5 kilo, n’aura pas que des avantages.

-> Nouvelles lois sur les déchets: « Une extravagance luxembourgeoise qui coûtera cher au consommateur final » 

« La durée de vie d’un concombre emballé dans du plastique est de quatre à cinq jours plus longue. Là, vous pouvez vous demander si vous prenez celui qui est emballé dans du plastique, qui se conserve plus longtemps et avec lequel le gaspillage alimentaire est donc minimisé, ou si vous allez sur la voie plus écologique en tant que supermarché et risquez, après deux-trois jours de ne pas l’avoir vendu et de le jeter« , selon Goy Grosbusch.

Le gouvernement tente ici d’agir en solitaire pour le marché luxembourgeois, au lieu de se raccrocher à la législation française, par exemple, regrette le gérant de la société Grosbusch.

 

Lire l’article en entier ici.

Consulter les articles de la clc dans la presse.

Une loi sur les déchets qui n’emballe pas la grande distribution

L’essentiel « Une loi sur les déchets qui n’emballe pas la grande distribution »

La Confédération luxembourgeoise du commerce (Clc) et la Fédération luxembourgeoise de l’alimentation et de la distribution (FLAD) ont appelé lundi au report du vote de la loi sur les emballages et les déchets prévu mercredi.

Fini les fruits emballés, les récipients et couverts à usage unique au restaurant, bienvenue aux centres de recyclage dans les plus grands magasins… Mercredi, un paquet de cinq lois et trois règlements sur les emballages et déchets sera soumis au vote des députés et devrait bouleverser nos habitudes dès 2023.

«Une législation ambitieuse», selon le rapporteur François Benoy (déi Greng), qui impose à tous (commerces, communes, restaurateurs, industries, citoyens ) de limiter les déchets et/ou de faciliter leur recyclage. «Passer d’une société où on jette tout à un système circulaire», précise le député.

Le secteur de la grande distribution assure partager de tels «objectifs environnementaux» et même vouloir «aller plus loin» sur certains points, selon Claude Bizjak, directeur adjoint de la Confédération luxembourgeoise du commerce (clc).

«Pour recycler, prenez vos voitures»

La clc

Pourtant avec la Fédération luxembourgeoise de l’alimentation et de la distribution (FLAD) qui pèse 10 000 emplois au pays, la clc a appelé hier au report du vote, dénonçant une «panoplie de mesures incohérentes», nullement «adaptées» à l’écosystème luxembourgeois. «Le projet actuel risque d’engendrer des inefficiences dans la chaîne d’approvisionnement et de distribution alimentaire résultant en un surcoût pour le client final», ajoute la Confédération.

Ces organisations dénoncent par exemple la redondance des 45 centres de recyclages, bientôt requis dans les grands centres commerciaux, avec le système Valorlux (sacs bleus). Le message serait donc : pour recycler, prenez votre voiture et déplacez-vous en périphérie dans un supermarché pour y déposer vos déchets!», s’offusque la clc.

Texte : Nicolas Martin

 

Lire l’article en entier ici.

Consulter les articles de la clc dans la presse.

E Mëttwoch gëtt an der Chamber e Pak vu fënnef Gesetzer gestëmmt, déi d'Vermeide vun Offall am Viséier hunn.

RTL « Gréng schwätze vu Revolutioun, CLC spuert net u Kritik »

E Mëttwoch gëtt an der Chamber e Pak vu fënnef Gesetzer gestëmmt, déi d’Vermeide vun Offall am Viséier hunn.

Déi Gréng schwätzen an engem Communiqué vun enger Revolutioun am Ëmgang mat de Ressourcen, well an Zukunft solle Staat, Gemengen, d’Butteker an d’Acteure vun der Offall-Gestioun responsabiliséiert ginn. De Motto heescht: Raus aus der « Ewechpuch-Wirtschaft », eran an d’Kreeslaf-Ekonomie.

Dës legislativ Texter sinn awer net onëmstridden: d’CLC zesumme mat der Federatioun vun der Alimentatioun an der Distributioun (FLAD), wouranner quasi all Supermarchéschaînë vertruede sinn, spuert net mat Kritik. Wéi et heescht, géifen déi nei Dispositioune keng reell ekologesch Plus-Value bréngen, och wier de Secteur net vun den zoustännege grénge Ministere consultéiert ginn.

Viséiert ass d’Verhënnere vu Verpackunge respektiv de Recyclage dovunne. Lëtzebuerg géif sech Gesetzer ginn, déi iwwert déi europäesch Offall-Bestëmmunge géifen erausgoen: dës Lëtzebuerger « Extravaganz » géif de Verbraucher eng deier ginn, heescht et vun der CLC an der FLAD. D’Patronats-Vertriedunge soen, datt d’Gesetzer inkoherent an absolut net dem Lëtzebuerger Ökosystem ugepasst wieren.

Fir dëst z’illustréieren, ginn dräi nei Mesuren opgezielt, déi an der Kritik stinn: d’Schafe vu 45 Recycling-Zentren a gréissere Supermarchéen, de Verbuetk fir frëscht Uebst a Geméis ënnert engem Gewiicht vun annerhallwem Kilo an ze paken an d’Aféiere vun enger Consigne op all Gedrénks.De François Benoy ass iwwermuer iwwerdeem de Rapporter vun de kritiséierten Offall-Gesetzesprojeten.

 

 

Vu(m) Roy Grotz (Radio)

 

Lire l’article sur le site du RTL.

Consulter les articles de la clc dans la presse.

nouvelle loi sur les déchets

RTL « Une extravagance luxembourgeoise qui coûtera cher au consommateur final »

Cinq nouvelles lois devraient être votées ce mercredi à la Chambre. Elles ont pour but de diminuer les déchets au Luxembourg. La CLC et la FLAD ont réagi ce lundi.

Les Verts évoquent dans leur communiqué une « révolution dans la manipulation des ressources« . À l’avenir, l’État, les communes, les magasins et les acteurs de la gestion des déchets devront être responsabilisés à la cause. Selon Déi Gréng, il faut « sortir de l’économie dans laquelle tout est jeté et rentrer dans la circulaire« .

Ces textes de lois ne font cependant pas l’unanimité: la CLC (Confédération luxembourgeoise du commerce) et la FLAD (Fédération de l’alimentation et de la distribution), regroupant pratiquement toutes les chaînes de supermarchés, n’y vont pas par quatre chemins pour exprimer leur mécontentement. Selon eux, ces nouvelles dispositions n’apportent aucune réelle plus-value écologique, sans oublier que le secteur n’a pas été consulté par les ministres de tutelle est donc responsables du projet de loi.

Les fédérations dénoncent « cette extravagance luxembourgeoise qui coûtera cher au consommateur final« , en voulant aller plus loin que le cadre légal européen. Ces représentants du patronat déplorent une incohérence des lois qui ne correspondent absolument pas à l’écosystème luxembourgeois.

Afin d’illustrer leurs critiques, trois nouvelles mesures sont avancées et analysées: la création de 45 centres de recyclage dans les centres commerciaux de plus de 1.500 mètres carrés, qui devront être entièrement financés par le privé. Ils détaillent que cette proposition législative actuelle est donc clairement redondante par rapport au système Valorlux et n’apportera aucune plus-value écologique. Les coûts seuls de la main-d’œuvre pour exploiter ces centres s’élèveront à 12 millions d’euros.

Photo: © afp
Waste bills package to be voted on Wednesday

Delano « Waste bills package to be voted on Wednesday »

A series of five waste management draft laws is set to be debated and voted on in parliament on Wednesday 27 April, attracting Luxembourg’s trade confederation’s criticism.

Draft laws 7654, 7656, 7659, 7699 and 7701–if voted in–will heavily change the fabric of many businesses, with the production and management of packaging (7654), plastics (7656), waste (7659), batteries and accumulators (7699), and electronic equipment waste (7701) aiming to overhaul the waste management system.

While the package’s rapporteur François Benoy (Déi Gréng) defends the bills–he had previously argued that even recycling systems like Valorlux encourage waste production–the trade confederation (CLC) and food distribution federation (FLAD) on 25 April published an open letter criticising the project. Bringing up the current energy crisis and raw material shortages the industry is impacted by, they state that “the sector was not consulted before the bills were introduced”, and argues that though amendments to the bills were made after they were deposited, the package would impact the sector and not further improve the waste issue.

 

Written by Tracy Heindrichs

Photo: Christophe Lemaire/Maison Moderne

Ciquez ici pour lire l’article en entier.

Consulter les articles de la clc dans la presse.

 

Communiqué de presse : « Cette extravagance luxembourgeoise qui coûtera cher au consommateur final »

Tandis que tous les secteurs font face à des flambées de prix sans précédent et que l’approvisionnement en matières premières devient de plus en plus compliqué, voire incertain à moyen terme, le gouvernement entend voter ce mercredi une panoplie de mesures « vertes », qui non seulement risquent d’accroître les problèmes actuels, mais encore n’apporteront pas de plus-value écologique réelle.

Tout d’abord et contrairement aux itératives annonces du Ministère de l’Environnement, du Climat et du Développement durable, le secteur n’a pas été consulté en amont du dépôt des projets de loi, visant la transposition des directives 2018/851 et 2018/852, et portant sur les déchetsa , les emballages et déchets d’emballagesb et la réduction de l’incidence de certains produits en plastiquec . Certes, des discussions ont bien eu lieu après le dépôt et nous saluons aussi le fait que des amendements y ont été apportés ; ils ont toutefois été mineurs et nos doléances principales demeurent. Nous tenons également à souligner que nous avons donné notre aval à une très grande partie des mesures proposées, notamment celles portant sur la réduction des sacs plastiques, la création de 150 points de reprise d’emballages dans les supermarchés de plus de 400m2, la réduction des emballages pour la vente « au comptoir » et l’interdiction de la distribution d’imprimés publicitaires dits « toutes-boîtes ».

Loin de nous l’idée de s’opposer au principe de réduction du plastique et des emballages ou de refuser de contribuer à un recyclage plus efficace et écologique, bien au contraire : les aspects écologiques font partie intégrante de la stratégie de la grande distribution depuis des années. Même si nous soutenons les grands principes des directives précitées, nous devons cependant réitérer que les textes proposés dépassent largement le cadre européen et ne contribuent pas nécessairement à un meilleur bilan écologique.

Ainsi, la clc et la FLAD n’ont cessé depuis ces derniers 20 mois de présenter leurs arguments sur base d’études, de chiffres concrets et de proposer des mesures en vue d’apporter des solutions viables avec un impact positif sur l’environnement. Or, contrairement aux arguments chiffrés du secteur de la grande distribution, les projets de loi en question font fi d’études ou de chiffres. Certaines dispositions des projets de loi se basent sur des projets « pilotes » qui perdurent depuis douze ans, ceci sans avoir été évalués une seule fois par le ministère de tutelle, d’autres, ont simplement été copiées partiellement de lois appliquées dans des marchés non comparables. Le résultat est une panoplie de mesures incohérentes qui dépassent non seulement largement le cadre européen, mais qui ne sont nullement adaptées à l’écosystème luxembourgeois.

 

 

 

a Projet de loi modifiant la loi modifiée du 21 mars 2012 relative aux déchets
b Projet de loi modifiant la loi du 21 mars 2017 relative aux emballages et aux déchets d’emballages
c Projet de loi relative à la réduction de l’incidence de certains produits en plastique sur l’environnement

 

Téléchargez le communiqué de presse en entier en cliquant ici.