Paperjam “Le patronat s’étrangle devant la hausse du SSM”

Approuvée vendredi en conseil de gouvernement, la hausse de 2,8% du salaire social minimum ne passe pas auprès du patronat.

Présentée par le Premier ministre Xavier Bettel (DP) comme un signal fort de l’exécutif en faveur des plus démunis face à la crise sanitaire et à ses conséquences sociales, la hausse de 2,8% du salaire social minimum (SSM) à partir du 1er janvier 2021 provoque l’ire du patronat.

«Une telle hausse dans le contexte de crise économique actuel n’est tout simplement pas soutenable», a promptement protesté l’Union des entreprises luxembourgeoises par voie de communiqué. Elle évalue à plus de 60 millions d’euros le surcoût engendré pour les entreprises, qui «impacterait spécifiquement les secteurs qui emploient un grand nombre de salariés rémunérés au SSM alors qu’il s’agit déjà des secteurs qui sont le plus touchés par la crise (minimum 8 millions d’euros pour l’horeca et 15 millions d’euros pour le commerce et le transport)».

Les ténors des organisations patronales ont décliné leur stupéfaction et leur désapprobation sur Twitter. Michel Reckinger , nouveau président de l’UEL, se dit «consterné».

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(Écrit par Camille Frati)

Paperjam “L’horeca déçu mais pas surpris”

Le secteur de l’horeca se prépare à une nouvelle fermeture, avec le take-away comme seule alternative. François Koepp, secrétaire général de l’Horesca, regrette de payer pour ceux qui n’ont pas respecté les règles. CLC et FDA sont soulagés, mais attendent le vote de nouvelles aides au plus vite.

L’information a été confirmée ce lundi après-midi : les restaurants, cafés, salles de sport vont devoir fermer à partir de jeudi, et pour au moins trois semaines, tout comme de nombreux lieux culturels. «On s’y attendait», réagit François Koepp , secrétaire général de l’Horesca, qui rappelle que «c’est un coup dur pour le secteur».

La Fédération des hôteliers, restaurateurs et cafetiers, a l’impression que son secteur est le «bouc émissaire pour tous les gens qui n’ont pas respecté les gestes barrière», regrette François Koepp. Il espère que les mesures auront pour conséquence une baisse des infections. «Mais je n’en suis pas tout à fait sûr», se projette-t-il, pointant plutôt du doigt les transmissions qui se font dans le cadre privé. «Ce n’est pas parce que je suis déçu qu’on ferme qu’il faut fermer les autres», ajoute-t-il au sujet des commerces, qui restent pour le moment ouverts. «Mieux vaut laisser ouvert ce qui peut l’être».

Il redemande à ce que les nouvelles aide s, comme la prise en charge des coûts non couverts, soient votées rapidement. Surtout qu’il n’est pas certain que tous les restaurants puissent rouvrir dans trois semaines, étant donné que rémunérer les salariés pendant les jours fériés représente un coût supplémentaire, que tous les établissements ne pourront pas assumer.

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(Écrit par Mathilde Obert et Fabien Rodrigues)

Paperjam “Dépenses limitées pour un Noël particulier”

Plus d’un tiers des consommateurs dans le monde prévoient de diminuer le budget de leurs achats de fin d’année à cause de la pandémie, selon une étude globale d’EY. Les achats en ligne, pour les fêtes et même après, devraient continuer leur percée. Des tendances qui se confirment au Luxembourg.

Les commerçants, déjà bien touchés par la crise , pourraient ne toujours pas être en fête à Noël, selon une étude du cabinet EY. Il a interrogé 14.467 consommateurs dans le monde sur l’impact du Covid-19 sur leurs habitudes d’achat. «L’étude est globale, mais ce sont des tendances qu’on retrouve aussi au Luxembourg», indique une porte-parole.

42% des consommateurs prévoient de dépenser moins que l’an dernier dans les achats de fin d’année. En cause, baisse des revenus ou remise en question des dépenses. 40% des personnes interrogées ont vu leurs revenus diminuer pendant la pandémie et 60% réfléchissent «plus attentivement à la manière dont elles dépensent leur argent». Plus précisément, 41% des consommateurs disent avoir réduit leurs dépenses de produits non essentiels et 46% reportent l’achat ou le remplacement d’articles coûteux.

Claude Bizjak, directeur adjoint de la Confédération luxembourgeoise du commerce (CLC), relativise: «Je ne pense pas qu’il y aura une énorme conséquence», notamment sur l’achat de jouets pour les enfants. Mais si on fête Noël en effectif réduit «il y aura moins de cadeaux sous le sapin. Il faudra voir comment vont évoluer les règles, cela aura un impact direct sur la consommation et sur les commerçants».

En tout cas, Noël se préparera en ligne. Pour les 54% de consommateurs qui prévoient de participer à la saison des achats de fin d’année, 91% planifient de le faire, au moins à moitié, en ligne.

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(Écrit par Mathilde Obert)

L’essentiel : «Les commerces s’inquiètent avant les fêtes»

LUXEMBOURG – Les diverses restrictions en Grande Région mettent la pression sur les commerçants, juste avant la période cruciale des achats de Noël.

La situation est morose pour les commerces, malgré l’absence de confinement dans le pays. «Le retour en force du télétravail induit une baisse de la fréquentation, de même que le confinement des pays voisins, qui limite théoriquement les déplacements vers le Grand-Duché», explique Nicolas Henckes, directeur de la Confédération luxembourgeoise du commerce (clc). Même si le week-end dernier, les magasins ont plutôt profité de la venue de résidents étrangers pénalisés par la fermeture des commerces chez eux.

Selon lui, la situation est désormais «très tendue» pour le secteur qui emploie environ 25 000 personnes. Des chaînes «ont déjà annoncé des fermetures de magasins. Cela ne concerne pas seulement les groupes internationaux, mais aussi des acteurs locaux». Le secteur «attend avec impatience la période des fêtes de Noël, qui peut permettre de rattraper la mauvaise année, où au contraire donner le coup de grâce». Pour certains commerces, jusqu’à 60% du chiffre d’affaires est réalisé pendant les semaines avant Noël. «Ce sera le moment de dresser le bilan, d’autant qu’il y aura les impôts et charges à payer, après le report accordé au printemps», alerte Nicolas Henckes.

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(Écrit par Joseph Gaulier)

Paperjam “Noël avant l’heure dans les rues de Luxembourg”

Entre anticipation des achats de Noël et frontaliers censés être confinés dans leur pays mais à la recherche de boutiques ouvertes, le week-end passé a été très bon pour les restaurants et commerces de Luxembourg-Ville.

Ceux qui ont profité d’une météo clémente pour se promener en ville le week-end dernier l’ont remarqué: les rues de la capitale étaient noires de monde. «Il y a eu beaucoup plus de monde que ces derniers temps», témoigne une vendeuse du magasin Zara préférant rester anonyme, et sans pouvoir donner de chiffres précis. «D’habitude nous faisons un comptage pour ne pas laisser entrer plus de 104 personnes en même temps, mais étant donné que nous étions submergés, nous n’avons pas pu le faire le week-end dernier. Nos responsables ont quand même veillé à ce qu’on ne soit pas trop nombreux dans le magasin, cela restait gérable».

Qui étaient tous ces clients? «Il y avait des frontaliers, ça, c’est sûr. Ils nous disaient clairement qu’ils venaient ici parce que c’est fermé en France et en Belgique», raconte-t-elle. Mais aussi des résidents qui «anticipaient leurs achats de Noël».

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(Écrit par Mathilde Obert)

La clc et vous – pour ses Membres, la clc met en place des collaborations exclusives !

La clc, l’organisation patronale qui regroupe plus de 1.500 Membres et 20 fédérations (dont la dernière-née est la LEA – Luxembourg Event Association) est active dans les secteurs du commerce, des transports et des services. Elle a pour mission de défendre les intérêts de ses Membres et de les accompagner en leur apportant les services essentiels à la vie de leur entreprise.

En plus des services dont chaque Membre clc peut bénéficier dans le cadre de sa cotisation annuelle, telles que l’accompagnement juridique ou RSE (responsabilité sociale des entreprises), la défense de ces intérêts ou encore des formations exclusives gratuites, la clc met en place fréquemment des partenariats avec d’autres organisations ou des entreprises Membres.

 

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Paperjam “Pas de confinement sans aide”

Plus ou moins inquiètes sur l’hypothèse de nouvelles mesures de restriction au Luxembourg, les fédérations professionnelles s’accordent sur un point: sans aides supplémentaires, un deuxième confinement serait mortel pour plusieurs entreprises.

Le Luxembourg mettra-t-il en place de nouvelles mesures? Difficile à dire. Jeudi matin, la ministre de la Santé Paulette Lenert (LSAP) faisait part de ses inquiétudes sur l’état des hôpitaux, mais parlait en même temps d’une stabilisation de la situation sanitaire. La question pourrait être abordée lors du conseil de gouvernement , qui aura lieu ce vendredi après-midi.

«Il n’y aura pas de lockdown généralisé, je suis plus ou moins certain», lance, confiant, le secrétaire général de la Fédération des artisans, Romain Schmit . «Je n’ai pas de craintes, j’ai des attentes», poursuit-il au sujet du conseil de cet après-midi. La principale: «une réaction nuancée du gouvernement». Et si un second confinement devait quand même arriver, plus tard, «il faudra parler d’indemnisations sérieuses».

«Il y a déjà assez de grabuge avec les quarantaines, les maladies, les clients qui décommandent…», ajoute-t-il. Même si les nouvelles restrictions votées la semaine dernière , telles que le couvre-feu à 23h, ne les concernent pas directement, les salons de coiffure et d’esthétique ont remarqué une baisse de fréquentation. «Les clients restent à la maison. Ils ont trop bien compris le message de la ministre». Sans parler de l’événementiel, presque à l’arrêt. Pour compenser, Romain Schmit ne constate pas d’afflux de frontaliers qui viendraient faire au Luxembourg ce qu’ils n’ont plus le droit dans leur pays à cause du confinement.

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(Écrit par Mathilde Obert)

Connect by clc – “Fit 4 Resilience aide les entreprises à se réinventer”

Initié par Luxinnovation, le programme Fit 4 Resilience s’adresse aux entreprises soucieuses de relancer leurs activités de manière plus résiliente ou de se réinventer. Le dispositif leur permet de bénéficier de l’expertise et de l’accompagnement d’un consultant chevronné. Et cela à moindre coût.

« De nombreuses entreprises ont manifesté leur intérêt et cela dans tous les secteurs d’activité. Des accompagnements sont également déjà activés. Les dirigeants ont bien compris que cette opération est une réelle opportunité pour leur business et son développement, à l’heure du changement », explique Arnaud Duban, Head of SME Performance chez Luxinnovation qui pilote Fit 4 Resilience.

Fit 4 Resilience est un programme développé par l’agence nationale luxembourgeoise de l’innovation, avec le soutien du ministère de l’Économie, afin d’aider les entreprises à s’affranchir des difficultés de la crise, pour rebondir au plus vite en opérant un repositionnement stratégique.

Luxinnovation a mis à profit son expérience acquise via ses programmes comme Fit 4 Digital, Fit 4 Innovation ou bien encore Fit 4 Circularity dédié à optimiser la transition des entreprises vers l’économie circulaire, afin de développer un processus performant.

Les entreprises ont jusqu’au 31 décembre 2020 pour déposer leur candidature sur www.luxinnovation.lu

 

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Priorité au partage et à la collaboration pour Myriam Brunel, nouveau Membre du conseil d’administration de la clc

Lors de son assemblée générale annuelle, qui a eu lieu le lundi 15 juin 2020, les délégués de la clc ont élu un nouveau Conseil d’Administration composé de 15 administrateurs. Entretien avec un nouveau membre : Myriam Brunel, Présidente de la Fédération des opérateurs alternatifs du Luxembourg (OPAL).

 

QUELS SONT LES OBJECTIFS DE L’OPAL ET QUEL RÔLE Y TENEZ-VOUS ?

L’OPAL est un groupement d’intérêt qui rassemble la quasi-totalité des opérateurs alternatifs de télécommunication du pays. Ensemble, nous avons pour objectif de promouvoir les services de télécommunication ainsi que de représenter et de défendre les intérêts des opérateurs alternatifs auprès des institutions, notamment l’ILR, les ministères compétents, les chambres patronales et syndicales et instances européennes. Nos actions visent à garantir aux utilisateurs, particuliers et professionnels, un accès transparent et non discriminatoire aux infrastructures de télécommunication au Luxembourg. D’une certaine manière nous poussons la concurrence à son paroxysme pour permettre à tous les clients de bénéficier de technologies de pointe et de services diversifiés au meilleur prix. En ma qualité de présidente, je suis la porte-parole des positions de l’OPAL. Mon rôle requiert de faire valoir la voix des opérateurs alternatifs en vue de la poursuite de la politique de libéralisation des télécommunications au Luxembourg.  Dans ce cadre, je donne l’impulsion aux recommandations de notre fédération auprès des interlocuteurs institutionnels comme de l’opérateur national historique.

 

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Accord signé entre partenaires sociaux pour le télétravail

Depuis le début de la crise COVID-19, le recours au télétravail occupe une place prépondérante sur le devant de la scène médiatique, alors qu’il permet aux entreprises de poursuivre leur activité dans le respect des consignes des autorités publiques et de la santé des salariés lorsque la nature du travail le permet. D’exception, le télétravail est devenu la règle pour un grand nombre de travailleurs et a permis ainsi de sauver l’économie d’un effondrement plus marqué encore.

Dans ce contexte, il était urgent d’en moderniser le cadre légal qui restait inchangé – malgré la digitalisation sans cesse croissante au sein des entreprises – depuis la signature de la convention nationale relative au télétravail de 2006 reconduite à plusieurs reprises.

Les partenaires sociaux ont retenu, de concert avec le Ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Économie sociale et solidaire, d’en discuter au sein du Conseil économique et social (ci-après « CES »). Le CES a ainsi adopté le 11 septembre un avis commun en matière de télétravail, comprenant une nouvelle proposition de convention.

Dans la continuité des travaux du CES, le LCGB, l’OGBL et l’UEL ont signé ce 20 octobre un nouvel accord interprofessionnel relatif au télétravail. Si cette nouvelle convention maintient le caractère volontaire du télétravail dans le chef du salarié et de l’employeur, point fondamental tant pour les syndicats que pour le patronat, elle innove sur différents aspects.

 

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