Lex Delles, Franz Fayot et Sam Tanson ont présenté des nouvelles mesures de soutien aux secteurs les plus touchés par la pandémie COVID-19

Lex Delles a présenté dans ce contexte un projet de loi qui prévoit la prolongation de l’aide de relance dans le cadre du “Fonds de relance et de solidarité pour entreprises” en faveur des secteurs du tourisme, de l’évènementiel, de la culture et du divertissement. Cette aide aura cependant un champ d’application plus large, car elle bénéficiera également au secteur du commerce de détail en magasin et aux gestionnaires d’organismes de formation professionnelle continue. Elle prend la forme de subventions en capital mensuelles et s’étend sur une période de quatre mois allant de décembre 2020 à mars 2021. Elle est liée à la condition que l’entreprise ait subi une perte du chiffre d’affaires mensuel d’au moins 25% et est calculée sur base du nombre de salariés et de travailleurs indépendants de l’entreprise. Le montant de la subvention s’élève à 1 250 euros par travailleur indépendant et par salarié en activité au cours du mois pour lequel l’aide est sollicitée respectivement à 250 euros par salarié au chômage partiel complet au cours du mois pour lequel l’aide est sollicitée.

Parallèlement, le ministre des Classes moyennes a élaboré un projet de loi visant à créer une aide sous forme de contribution aux coûts pour les entreprises dont les activités sont gravement impactées par la pandémie du COVID-19. Cette aide financière s’adresse aux secteurs du tourisme, de l’évènementiel, de la culture, du divertissement et aux gestionnaires d’organismes de formation professionnelle continue. Elle sera allouée sous forme de subventions en capital mensuelles calculées sur base des coûts non couverts aux entreprises qui, au cours de tout ou d’une partie de la période se situant entre le 1er novembre 2020 et le 30 mars 2021, auront subi une perte du chiffre d’affaires mensuel d’au moins 40% par rapport au mois correspondant de l’année 2019. Le montant de l’aide ne peut pas dépasser 20 000 euros par mois pour une microentreprise, 100 000 euros par mois pour une petite entreprise et 200 000 euros par mois pour une moyenne et grande entreprise. Les entreprises qui rempliraient à la fois les critères d’éligibilité pour l’aide de relance et les critères d’éligibilité pour la contribution aux coûts non couverts devront opter pour l’instrument qui est le plus adapté à leur situation.

Lex Delles a souligné que “la Direction générale des classes moyennes a mis en place plusieurs aides directes non-remboursables en faveur des petites et moyennes entreprises correspondant à un versement de plus de 127 millions d’euros. Il sera cependant nécessaire de soutenir davantage les entreprises dans les secteurs les plus touchés dans cette période difficile et de relancer ainsi l’économie. C’est la raison pour laquelle le gouvernement luxembourgeois souhaite mettre en place une aide de relance et une contribution aux coûts non couverts afin d’engager une reprise durable de l’économie luxembourgeoise.”

Prolongation de différents régimes d’aides liées au COVID-19

Selon les dernières prévisions de la Commission européenne, le Luxembourg est entré en récession économique et le PIB devrait chuter de 4,5% en 2020 tandis que la croissance devrait à nouveau être au rendez-vous en 2021 (+2.3%) pour retrouver son niveau d’avant crise seulement en 2022 (+2.75%). Partant, le ministre de l’Economie Franz Fayot a annoncé la prolongation de plusieurs régimes d’aides liées à la crise COVID-19.

Ainsi, le régime du chômage partiel sera prolongé jusqu’à la fin du premier semestre 2021. Les modalités d’application du chômage partiel au-delà du 31 décembre 2020 sont actuellement en train d’être discutées avec les partenaires sociaux au sein du comité de conjoncture.

D’autres régimes d’aides seront également prolongés jusqu’au 30 juin 2021:

> régime de garantie étatique pour de nouveaux crédits bancaires;
> subvention en capital sous forme d’avance remboursable de max. 800 000 EUR;
> soutien financier aux entreprises portant un projet d’investissement ou de R&D pour des > produits aidant à combattre la crise sanitaire;
> aides pour stimuler les investissements dans l’ère du COVID-19.

Franz Fayot a également annoncé la prolongation, jusqu’au 31 décembre 2021, du programme stratégique de relance Fit 4 Resilience, initié par le ministère de l’Économie et Luxinnovation. Ce programme a pour objectif de soutenir les entreprises dans leur sortie de la crise et de les aider à envisager une stratégie de développement à plus long terme, en intégrant une approche plus digitale, circulaire et régionale.

Le ministre de l’Économie Franz Fayot a déclaré: “Étant donné que la relance économique est attendue pour l’année prochaine, il est indispensable que le ministère de l’Économie continue à soutenir les entreprises et leurs salariés à traverser la crise. La prolongation des différents régimes d’aides jusqu’en 2021 est une suite logique du support fourni jusqu’à présent. Parmi tout le dispositif des différentes aides offertes, le chômage partiel reste la mesure phare pour préserver l’emploi des salariés dans les secteurs particulièrement touchés.”

Sam Tanson a rappelé l’impact néfaste de la pandémie COVID-19 et des restrictions sanitaires sur le secteur culturel. Ces nouvelles aides visent à soutenir davantage les organisateurs et industries culturels pour lesquels une reprise de toutes les activités n’est pas encore en vue.

Malgré l’ouverture des lieux de spectacles, musées et centres d’art, les artistes professionnels indépendants et intermittents du spectacle sont les premiers à souffrir d’une activité culturelle fortement réduite. Par le biais d’un règlement grand-ducal portant exécution de la loi modifiée du 19 décembre 2014 relative entre autres aux mesures sociales au bénéfice des artistes professionnels indépendants et des intermittents du spectacle, les aides supplémentaires pour ces derniers seront réintroduites pour une période de deux mois (du 1er novembre au 31 décembre 2020). Ce régime d’aides supplémentaires garantit notamment:

> des aides à caractère social pour artistes professionnels indépendants, avec la possibilité de verser une aide sociale mensuelle jusqu’à hauteur du salaire social minimum pour personnes qualifiées (au lieu de 50 % du salaire social minimum pour personnes qualifiées, en temps “normal”);
> des indemnités journalières supplémentaires pour intermittents du spectacle, et ce jusqu’à 20 indemnités journalières par mois, en cas d’inactivité involontaire, par rapport aux 121 indemnités journalières prévues en temps “normal”.

Le coût de cette mesure est estimé à 480 000 EUR. Entre mars et août 2020, une première période a permis de débloquer quelque 930 000 EUR d’aides supplémentaires au profit des artistes professionnels indépendants et intermittents du spectacle.

Communiqué par le ministère de l’Économie, le ministère de la Culture et la Direction générale des classes moyennes

L’essentiel : «Les commerces s’inquiètent avant les fêtes»

LUXEMBOURG – Les diverses restrictions en Grande Région mettent la pression sur les commerçants, juste avant la période cruciale des achats de Noël.

La situation est morose pour les commerces, malgré l’absence de confinement dans le pays. «Le retour en force du télétravail induit une baisse de la fréquentation, de même que le confinement des pays voisins, qui limite théoriquement les déplacements vers le Grand-Duché», explique Nicolas Henckes, directeur de la Confédération luxembourgeoise du commerce (clc). Même si le week-end dernier, les magasins ont plutôt profité de la venue de résidents étrangers pénalisés par la fermeture des commerces chez eux.

Selon lui, la situation est désormais «très tendue» pour le secteur qui emploie environ 25 000 personnes. Des chaînes «ont déjà annoncé des fermetures de magasins. Cela ne concerne pas seulement les groupes internationaux, mais aussi des acteurs locaux». Le secteur «attend avec impatience la période des fêtes de Noël, qui peut permettre de rattraper la mauvaise année, où au contraire donner le coup de grâce». Pour certains commerces, jusqu’à 60% du chiffre d’affaires est réalisé pendant les semaines avant Noël. «Ce sera le moment de dresser le bilan, d’autant qu’il y aura les impôts et charges à payer, après le report accordé au printemps», alerte Nicolas Henckes.

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(Écrit par Joseph Gaulier)

Paperjam “Noël avant l’heure dans les rues de Luxembourg”

Entre anticipation des achats de Noël et frontaliers censés être confinés dans leur pays mais à la recherche de boutiques ouvertes, le week-end passé a été très bon pour les restaurants et commerces de Luxembourg-Ville.

Ceux qui ont profité d’une météo clémente pour se promener en ville le week-end dernier l’ont remarqué: les rues de la capitale étaient noires de monde. «Il y a eu beaucoup plus de monde que ces derniers temps», témoigne une vendeuse du magasin Zara préférant rester anonyme, et sans pouvoir donner de chiffres précis. «D’habitude nous faisons un comptage pour ne pas laisser entrer plus de 104 personnes en même temps, mais étant donné que nous étions submergés, nous n’avons pas pu le faire le week-end dernier. Nos responsables ont quand même veillé à ce qu’on ne soit pas trop nombreux dans le magasin, cela restait gérable».

Qui étaient tous ces clients? «Il y avait des frontaliers, ça, c’est sûr. Ils nous disaient clairement qu’ils venaient ici parce que c’est fermé en France et en Belgique», raconte-t-elle. Mais aussi des résidents qui «anticipaient leurs achats de Noël».

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(Écrit par Mathilde Obert)

La clc et vous – pour ses Membres, la clc met en place des collaborations exclusives !

La clc, l’organisation patronale qui regroupe plus de 1.500 Membres et 20 fédérations (dont la dernière-née est la LEA – Luxembourg Event Association) est active dans les secteurs du commerce, des transports et des services. Elle a pour mission de défendre les intérêts de ses Membres et de les accompagner en leur apportant les services essentiels à la vie de leur entreprise.

En plus des services dont chaque Membre clc peut bénéficier dans le cadre de sa cotisation annuelle, telles que l’accompagnement juridique ou RSE (responsabilité sociale des entreprises), la défense de ces intérêts ou encore des formations exclusives gratuites, la clc met en place fréquemment des partenariats avec d’autres organisations ou des entreprises Membres.

 

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Paperjam “Pas de confinement sans aide”

Plus ou moins inquiètes sur l’hypothèse de nouvelles mesures de restriction au Luxembourg, les fédérations professionnelles s’accordent sur un point: sans aides supplémentaires, un deuxième confinement serait mortel pour plusieurs entreprises.

Le Luxembourg mettra-t-il en place de nouvelles mesures? Difficile à dire. Jeudi matin, la ministre de la Santé Paulette Lenert (LSAP) faisait part de ses inquiétudes sur l’état des hôpitaux, mais parlait en même temps d’une stabilisation de la situation sanitaire. La question pourrait être abordée lors du conseil de gouvernement , qui aura lieu ce vendredi après-midi.

«Il n’y aura pas de lockdown généralisé, je suis plus ou moins certain», lance, confiant, le secrétaire général de la Fédération des artisans, Romain Schmit . «Je n’ai pas de craintes, j’ai des attentes», poursuit-il au sujet du conseil de cet après-midi. La principale: «une réaction nuancée du gouvernement». Et si un second confinement devait quand même arriver, plus tard, «il faudra parler d’indemnisations sérieuses».

«Il y a déjà assez de grabuge avec les quarantaines, les maladies, les clients qui décommandent…», ajoute-t-il. Même si les nouvelles restrictions votées la semaine dernière , telles que le couvre-feu à 23h, ne les concernent pas directement, les salons de coiffure et d’esthétique ont remarqué une baisse de fréquentation. «Les clients restent à la maison. Ils ont trop bien compris le message de la ministre». Sans parler de l’événementiel, presque à l’arrêt. Pour compenser, Romain Schmit ne constate pas d’afflux de frontaliers qui viendraient faire au Luxembourg ce qu’ils n’ont plus le droit dans leur pays à cause du confinement.

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(Écrit par Mathilde Obert)